Cameroun : Le DG de la BGFI Bank visite  Ecogreen

Le 10 Juin dernier, Abakal Mahamat  et ses collaborateurs ont visité les installations de cette entreprise basée à Douala et qui opère dans le recyclage des déchets plastiques.

D’après les statistiques du ministère de l’Environnement, le Cameroun produit plus de 600 000 tonnes de déchets plastiques chaque année. Ces plastiques sont à l’origine d’inondations et de diverses formes de pollution au quotidien. Pour tordre le coup à ces fléaux, la société Ecogreen s’est lancée dans la collecte et le recyclage des bouteilles plastiques. Installé depuis janvier 2023 au lieu-dit zone industrielle à Bonassama dans l’arrondissement de Douala 4ème, Ecogreen a pour ambition de débarrasser les drains, le fleuve, les rues et mangroves de ces polluants qui détruisent l’écosystème. Dans ce processus, l’entreprise verte qui s’étend sur une superficie de 45 270 m2 entend se déployer en cinq étapes. Il s’agit de la collecte, le transport, le tri, le recyclage et la transformation.

« Ecogreen va participer à l’embellissement des quartiers et des sous-quartiers, et installer des bacs pour recueillir tous ces déchets plastiques qui polluent l’environnement et qui sont dangereux pour la santé », a renseigné l’un de ses dirigeants pendant la cérémonie de lancement de ses activités à Douala.

Conciler la protection de l’environnement et la viabilité économique

Ecogreen entrevoit à court terme générer 5000 emplois dont 1500 emplois directs et 3500 emplois indirects. Son projet de recyclage des bouteilles plastiques B2B (Bottle du Bottle) de type Pet (Polyéthylène Téréphtalate) et Pehb (Polyéthylène Haute Densité) et d’autres plastiques dérivés est estimé à 26 milliards F. Cfaen achat des équipements.

Rien n’a véritablement filtré des échanges tenus lors de cette visite, mais tout laisse croire que c’est pour accompagner financièrement cette structure que le staff management de la BGFI Bank a effectué ce déplacement pour toucher du doigt les avancées réalisées par Ecogreen.

L’initiative de BGFIBank Cameroun est à encourager pour l’ensemble du secteur banquier camerounais. Pendant longtemps, l’économie verte a été perçue comme un secteur risquant à la rentabilité incertaine. Or l’entreprise Ecogreen par son exemple montre en très peu de temps qu’il est possible de concilier la protection de l’environnement, la création des emplois et la la viabilité économique.

Michel ESSINDI

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