D’après nos confrères de Cameroon Tribune, le cacao camerounais a une fois de plus glané des lauriers lors de l’Exposition universelle 2025 tenue à Osaka au Japon du 14 au 18 Septembre dernier.
Cette affirmation a été faite Jeudi dernier à Yaoundé, au cours d’une conférence donnée par des responsables de l’ONUDI (Organisation des Nations unies pour le Développement industriel) qui sont revenus sur ce grand évènement mondial. Le ministre du commerce Luc Magloire Mbarga Atangana conduisait la délégation camerounaise à cette rencontre. On a appris de Francis Nzukou, le coordonnateur national du projet Pics Cameroun, initiative mise en œuvre par l’Onudi et finan cée par le gouvernement du Japon, que ce voyage avait pour objectif de faire la pro motion du cacao camerounais à cette rencontre économique. A cet effet, 820 échantillons de chocolats fabriqués au Japon par l’Association des artisans chocolatiers japonais, à partir des fèves 100 % camerounaises issues de trois terroirs, à savoir Akom-Nyada, Lembe Yezoum (département de la Haute-Sanaga) et Ngoro, département du Mbam-et-Inou bou, ont été distribués aux consommateurs pour partager leur ressenti sur le goût et l’arôme.
Un feedback très positif des consommateurs et des artisans chocolatiers
Le feedback qui est revenu des consommateurs et des artisans chocolatiers est que le cacao provenant du Cameroun a tout le potentiel et remplit toutes les conditions pour conquérir le marché japonais où il sera en concurrence avec le cacao ghanéen et tanzanien. Il est revenu de cette opération que le label camerounais peut capter 5% du marché japonais grâce à ses qualités olfactives et aromatiques. Les consommateurs se sont dit disposés à payer 10 à 15% plus cher pour soutenir la production durable de ces fèves.
Du côté camerounais, il y’aura encore des efforts à fournir en termes d’amélioration de la qualité, de maintien de cette qualité dans le temps et de mise en place de certaines procédures liées à l’exportation de ce produit qui, selon les Japonais, n’est pas suffisamment clair. Des travaux sont donc en cours pour améliorer la procédure d’obtention de la fève sèche au niveau des coopératives. Une évaluation du processus de production des fèves sera aussi faite, ce qui devrait déboucher sur des changements sur les équipements à acquérir pour répondre aux exigences du marché japonais. Des tests seront aussi faits pour s’assurer que les fèves camerounaises répondent entièrement aux normes japonaises. La simplification des procédures est aussi projetée, tout comme la mise en place d’un système de traçabilité digitale dès la récolte du produit dans les champs.
Souga Francine
