Cameroun : Les techniques de production des hannetons et du champignon bio vulgarisées à l’EEC de rue manguiers à Yaoundé

Une journée d’information sur les itinéraires techniques de production de ces deux spéculations a rassemblé près de 200 paroissiens de l’Eglise Evangélique du Cameroun (EEC) le 30 Juillet dernier.

Cette importante assise a été organisée sous l’égide du Service d’Appui aux Initiatives Locales de développement (SAILD), dans le cadre de son projet Pôle de Connaissances pour l’Agriculture Biologique et l’Agroécologie en Afrique Centrale (PCAC) financé par la coopération allemande. L’objectif de cette journée d’information était de mettre à la disposition des paroissiens de l’EEC de rue Manguiers, en grande partie constitué de femmes, des informations fiables sur les techniques de production biologique aussi bien des champignons comestibles, que des hannetons. Et de fournir à ces apprenants des astuces pour la commercialisation à petite et grande échelle les produits issus de ces activités. Tout ceci sous la houlette des deux intervenants du jour à savoir Assomo Sonia Patricia Ingénieure spécialiste en production animale pour les hannetons, et l’expert-formateur Fodjo David pour ce concerne les champignons comestibles.

La nécessité d’avoir de bons géniteurs d’hannetons

Le programme de cette rencontre s’est déroulé en plusieurs étapes : une phase théorique et des ateliers pratiques pour chacune des spéculations, tout ceci ponctué par de nombreux espaces d’échanges questions-réponses entre les principaux orateurs et l’assistance.

S’agissant de l’élevage des hannetons, un accent particulier a été mis sur la nécessité d’avoir de bons géniteurs pour la viabilité de son élevage. « Il est important de laisser les géniteurs atteindre la maturité sexuelle avant de les laisser s’accoupler. Une femelle a 3 pontes pendant tout son cycle de vie, et ces pontes sont espacées d’une semaine. Il faut aussi éviter de prendre les géniteurs dans la nature, car l’on ne sait pas à quelle étape de leur vie ils se situe, si les femelles ont déjà fait 3 pontes. Ces géniteurs de la brousse ont aussi des problèmes d’adaptation avec le nouvel environnement que l’éleveur met à leur disposition et meurent après quelques jours. Par bac d’élevage, je conseille 4 à 5 couples de géniteurs. Le minimum c’est 4. Il faut utiliser des géniteurs vierges.  On entend par géniteur vierge un géniteur mâle ou vierge qui ne s’est jamais accouplé. Lorsqu’un géniteur vient de sortir du cocon, on a l’assurance qu’il ne s’est jamais accouplé » a expliqué Assomo Sonia Patricia.

Le champignon, un véritable trésor de santé

Dans la deuxième thématique qui portait sur la myciculture, l’expert-formateur Fodjo David en plus de présenter les étapes de production des champignons comestibles pleurotes, a montré l’importance de cette activité du point de vue de l’amélioration de la santé humaine. « Nous transformons aussi le champignon en diverses recettes notamment les jus, les assaisonnements, les brochettes, et bien d’autres pour que l’on puisse profiter au maximum de ses vertus thérapeutiques et valeurs nutritives. Le champignon est une viande blanche végétale sans cholestérol. Il est très riche en vitamines et protéines de qualité. Lorsque vous prenez 1 kg de champignon frais ou 100 g de champignons séchés, pour avoir la même quantité d’acides aminés que l’on trouve des les autres protéines, il faut consommer 60 œufs du village comme équivalence. Il est très riche en vitamines, notamment la vitamine B Complexe qui permet de combattre les problèmes de nerfs par l’entremise des jus de champignons. Bref le champignon est un véritable trésor de santé » a-t-il précisé.   

Cette journée d’information a suscité beaucoup d’engouement de la part des apprenants et du clergé de l’EEC de la rue Manguiers de Yaoundé, qui ont résolument pris l’engagement de se lancer dans ces 2 spéculations dans les jours à venir.

Francine Souga

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