Cameroun : 43 vautours retrouvés morts à Martap

C’est la macabre découverte qui a été faite par un berger à Martap le 6 Janvier dernier, au lieu-dit Tchabbal Haléo, dans le département de la Vina, région de l’Adamaoua. Une grande perte sur le plan écologique.

Comme le rapporte le journal Cameroon Tribune du 12 janvier 2026, ceci est l’œuvre de personnes mal intentionnées qui ont lancé une chasse illégale aux vautours africains. Ceux-ci ont été arrêtés et sont actuellement sous exploitation par les forces de sécurité. Les vautours sont espèces sont intégralement protégées et classées en annexe I de la Convention internationale sur le commerce des espèces menacées d’extinction. L’abattage, la capture et la détention de ces oiseaux sont formellement interdits et réprimés par les lois camerounaises et inter nationales.

C’est une perte énorme sur le plan de la conservation de la biodiversité. En effet, Les vautours sont essentiels pour l’équilibre écologique car ils agissent comme des nettoyeurs naturels, éliminant rapidement les carcasses et prévenant ainsi la propagation de maladies (bactéries, virus) chez les animaux et les humains, comme l’a démontré la crise sanitaire en Inde. Le régime alimentaire des vautours permet le recyclage des nutriments dans les sols et réduit les nuisances olfactives. Sans eux, d’autres charognards comme les chiens errants prolifèrent, augmentant les risques de transmission de maladies comme la rage. 

Les vautours ont plusieurs rôles écologiques principaux. Pour ce qui est de la santé publique et animale, ils éliminent les cadavres qui pourraient contaminer l’eau et le sol, et leur estomac très acide neutralise les pathogènes, évitant les épidémies. Concernant le contrôle des populations de nuisibles, en consommant les carcasses, ils limitent la prolifération d’autres charognards opportunistes, notamment les chiens errants, qui peuvent être vecteurs de maladies. Pour le recyclage des nutriments, ils accélèrent la décomposition des cadavres, renvoyant les minéraux dans le sol et enrichissant les écosystèmes. Parlant de la régulation de la faune, ils jouent un rôle crucial au bout de la chaîne alimentaire, en se nourrissant d’animaux morts sauvages ou domestiques (moutons, etc.). 

Les vautours ont plusieurs spécialisations selon les espèces : les vautours fauves consomment les muscles et les viscères, les vautours moines s’attaquent aux parties plus résistantes comme la peau et les tendons, les autres espèces récupère les petits morceaux restants, brisent et avalent les os.

Irénée Modeste BIDIMA

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