Un ouvrage cataloguant ces différentes plantes a été présenté récemment à Yaoundé. C’est le fruit de la collaboration entre des experts britanniques et camerounais.
La résidence du Haut-commissaire de Grande Bretagne au Cameroun, Matt Woods, a abrité hier, 18 juin la cérémonie de lancement du « Cameroon Tropical Important Plant Areas », un ouvrage sur les espèces végétales au Cameroun. « Ce livre traite d’environ 852 espèces que nous avons inventoriées sur l’étendue du territoire national et sur la base de trois principaux critères: la recherche spécifique des endroits où ces espèces ont été collectées, la concentration en espèces menacées et le statut des habitats. Les résultats nous ont permis d’identifier 49 sites qui sont assez importants. Nous allons continuer la prospection et mieux nous approprier les connaissances sur la diversité floristique du Cameroun», a résumé le Dr Barthelemy Tchengue, directeur de l’herbier national du Cameroun. Ce travail, résultat de plusieurs années de collecte de terrain et d’inventaires sur différents sites est le fruit de la coopération des chercheurs du Jardin botanique royal de Kew en Grande Bretagne et de ceux de l’Institut de recherche agricole pour le développement et l’Herbier national.
Une riche biodiversité
« C’est important pour la conservation de la biodiversité mais aussi pour la recherche et l’éducation. Nous disons merci au Jardin botanique royal de Kew pour tous les appuis notamment au niveau du renforcement des capacités de nos chercheurs, des équipements reçus aussi », a indiqué Francis Ngome, le Directeur général adjoint de l’Irad. La partie britannique a aussi dit tout son plaisir à collaborer avec le Cameroun. Le Pr Philip C. Stevenson, Head of Trait Diversity and Function au Jardin Botanique Royal de Kew indique pour sa part que cet ouvrage plus de 300 pages fortement illustré est « un moyen d’évaluer les différents environnements et paysages et de décrire toute la diversité des plantes qui y existe. Et les zones de plantes tropicales importantes sont celles où nous avons la plus forte concentration de cette diversité, et si nous sommes capables de les reconnaître et de les protéger, nous serons potentiellement en mesure de protéger des plantes utiles pour l’avenir. De nombreuses espèces de plantes ont été une source de médicaments utiles ou de nouveaux aliments.
Source : Cameroon Tribune du 19 Juin 2025
