Le lancement officiel de cette campagne a eu lieu le 03 à Mbé près de Ngaoundéré. L’objectif est de faire vacciner à très court terme près de 500 000 sujets.
Les poules, canards et autres pintades élevés de manière traditionnelle ne sont pas à l’abri des maladies telles que la peste aviaire, la maladie de Newcastle, le Gumboro ou la variole aviaire qui déciment régulièrement ces oiseaux de la basse-cour. Cette initiative de prévention des maladies qui sera menée dans les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord est l’œuvre du Projet d’urgence de lutte contre la crise alimentaire au Cameroun (Pulcca). Le gouvernement camerounais avec l’appui de ses partenaires à mis sur pied ce projet pour répondre aux crises de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans 6 régions du pays. Notamment les 3 régions de la partie septentrionale, l’Est, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.
Une immunité de 4 à 5 mois pour les volailles
« Les volailles familiales ou traditionnelles constituent des épargnes facilement mobilisables par les communautés rurales. Mais ce type d’élevage est régulièrement confronté aux problèmes d’ordre sanitaire, notamment à la maladie de Newcastle. Cette campagne est donc organisée pour prévenir la survenue de cette maladie et contribuer ainsi à protéger le capital productif des populations » a expliqué le Dr Garga Gonne, directeur des services vétérinaires au Minepia. Pour Abouma Biloa Christian, qui présidait cette cérémonie de lancement en tant que représentant du gouverneur de la région de l’Adamaoua « la volaille traditionnelle est une véritable clé de notre sécurité alimentaire, une source précieuse de protéines pour nos familles, un moyen d’épargne et de revenus et bien souvent une gardienne de nos traditions et de nos coutumes » a-t-il déclaré.
Des doses de vaccins oculaires seront administrés à ces animaux. L’immunité apportée par ceux-ci aux oiseaux sont de 4 à 5 mois.
Irénée Modeste BIDIMA
