C’est le message reçu par les producteurs jeudi dernier lors de la campagne d’information sur le règlement européen lancée à Bertoua par le Ministre de l’Agriculture et du Developpement rural, Gabriel Mbaïrobe.
Une centaine de planteurs de la région de l’Est, majoritairement leaders des organisations d’agriculteurs ont pris part jeudi dernier à la cérémonie de lancement du programme d’adaptation des producteurs de cacao et de café au règlement de l’Union européenne (UE) sur la déforestation (RDUE) et les bonnes pratiques agricoles. Cette cérémonie organisée par le Conseil interprofessionnel du cacao et du café du Cameroun (CICC) en collaboration avec la délégation de l’UE à Yaoundé, dans le cadre du programme Cacao durable s’est déroulée à Bertoua sous le patronage du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobe. Augmenter la production de cacao et de café sans déboiser. C’était le sujet au cœur des échanges pendant cette rencontre dont l’objectif était d’informer les producteurs de la région du Soleil-Levant sur les principales exigences du RDUE engageant leur responsabilité. Ils ont également été sensibilisés sur les bonnes pratiques, notamment l’adaptation de la culture du cacaoyer et du caféier au dérèglement climatique. Des actions de sensibilisation qui permettront aux producteurs de mieux se préparer aux nouvelles réglementations du marché et d’assurer l’avenir du cacao camerounais sur la scène internationale.
Intensifier les bonnes pratiques agricoles
Ce règlement présenté aux « seigneurs de la terre » précise que le cacao et le café vendus sur le marché de l’UE doivent être exempts de déforestation, de dégradation, traçables et produits légalement. Les opérateurs qui mettent le produit sur le marché de l’UE sont responsables de la collecte des informations permettant de prouver que le cacao et le café envoyés en Europe répondent aux exigences du règlement. Dans ce contexte, il est conseillé aux producteurs de ne pas créer de nouvelles plantations dans la forêt, d’étendre ces dernières dans les zones déjà cultivées et les terres en jachère, et d’investir dans des pratiques durables pour augmenter les rendements des parcelles existantes. « L’entrée en vigueur du RDUE est prévue pour le 30 décembre prochain. Nous travaillons afin d’aider les producteurs à s’y préparer. Nous avons remarqué un soutien cohérent aux principes du règlement et une forte adhésion à la vision commune d’un secteur cacaoyer durable et équitable au Cameroun. » a précisé Marius Oyono, membre de la délégation de l’UE au Cameroun. Pour les principaux concernés, « c’est une aubaine pour nous producteurs de la région de l’Est d’en apprendre davantage sur les bonnes pratiques agricoles. Nous avons bien compris les exigences du règlement et connaissons désormais ce qui est attendu de nous. Il ne nous reste qu’à faire passer le message dans les localités pour toucher le maximum de producteurs » a reconnu Hortense Nguele, présidente régionale de l’association nationale des producteurs de cacao et de café (Anpcc) de l’Est .
Cameroon Tribune du 5 Juin 2025
