Cameroun : Un nouveau projet pour la gestion durable de la Réserve du Dja

Le Ministre en charge de l’Environnement, HELE Pierre, a présidé mercredi et jeudi derniers l’atelier de lancement et de planification de cette nouvelle initiative. C’était en présence du représentant du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, le Dr. André Toham.

« Renforcer la gouvernance et la connectivité des écosystèmes pour la gestion durable de la biodiversité et l’amélioration des moyens de subsistance dans le paysage du Dja ». Tel est l’intitulé du nouveau projet lancé par le ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded), Hele Pierre, le 10 septembre dernier à Mbankomo. L’objectif principal de cette initiative a-t-il déclaré est d’assurer une gestion durable de la biodiversité du paysage du Dja, de renforcer la connectivité entre les écosystèmes et d’améliorer les conditions de vie de celles et ceux qui vivent autour dudit paysage. Le lancement de ce projet d’un coût de 6,5 milliards de F et qui sera mis en œuvre sur une période de six ans marque donc « De nouvelles ambitions pour la préservation du paysage du Dja. Une étape décisive dans notre ambition commune, celle de sécuriser et restaurer le paysage du Dja, un patrimoine commun que nous devons protéger, valoriser et rendre accessible de manière équitable pour garantir des moyens de subsistance dignes aux générations présentes et futures», a expliqué Hele Pierre.

Une biodiversité exceptionnelle

Quatre composantes vont constituer cette initiative : la gouvernance locale pour une gestion intégrée et durable des paysages qui permettra la mise en place de cadres de gestion terri toriale participatifs, garantissant une égalité de voix pour les femmes, les jeunes et les peuples autochtones dans toutes les décisions cruciales. Il y a ensuite l’appui à la gestion durable des aires protégées et connectivité. Le volet 3 qui concerne les entreprises vertes et le développement des systèmes de marché devra participer à la promotion d’activités économiques vertes, à l’appui aux peuples autochtones et communautés locales et aux populations vulnérables, au développement de chaînes de va leur résilientes et aux partenariats public-privé. Le représentant du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE), partenaire de ce projet, reviendra sur la pertinence de ce projet. « Ce paysage, en effet, abrite, comme vous le savez, une biodiversité exceptionnelle. Mais il est l’objet des pressions croissantes dues à la déforestation, au braconnage, aux pratiques agricoles non durables, aux activités extractives lorsqu’elles ne sont pas menées de façon durable, ainsi qu’aux effets du changement climatique », a indiqué le Dr André Toham, gestionnaire des tâches à l’Unité biodiversité et dégradation des sols à la Division écosystèmes au PNUE. A terme, on devrait avoir amélioré la gestion de plus de 700 000 hectares d’aires protégées ; restauré 10 000 hectares de terres dégradées ; promu des pratiques durables sur 1 million d’hectares de paysages. Et aussi contribuer à l’atténuation de plus de 45 millions de tonnes de CO2 équivalent à long terme.

Cet atelier, couplé au 1er Comité de Pilotage du Projet, a réuni des participants issus des administrations sectorielles, des organisations internationales, des ONGs, de la société civile, ainsi que des représentants des peuples autochtones et des communautés locales bénéficiaires du projet.

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