Une quarantaine d’agents d’encadrement de la Société de Développement du Coton (Sodecoton) est désormais mieux outillée sur la fertilisation des sols en faveur d’une meilleure culture du coton.
Des chefs de région, des techniciens régionaux, des agents agro-aménagistes, chefs secteurs, agents d’appui technique et chefs de zone de la Sodecoton ont suivi une formation du 22 au 29 Mai dernier à Kaélé dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Cette formation a été animée par l’Agence Brésilienne de Coopération (ABC) via le ministère brésilien des affaires étrangères. Les enseignements ont porté la fertilité des sols et la nutrition végétale. Plusieurs points ont été développés notamment les processus de formation des sols, leurs propriétés, ainsi que l’épandage de la chaux et du gypse qui sont deux techniques utilisées dans la culture du coton. Le chaulage du sol sert à corriger son acidité et à corriger son Ph. Le gypse quant à lui est un amendement riche en calcium et en souffre qui permet de restructurer le sol sans modifier sont Ph.
Augmenter le rendement du coton de 1,5 tonne à 2,5 tonnes par hectare
Cette formation était assurée par le Pr Bruno Texeira Ribeiro, spécialiste en sols et nutrition des plantes, enseignant à l’Université fédérale de Lavras au Brésil. C’était sous la supervision de Maria de Fatima Sousa, chef de mission, gestionnaire public au sein de l’agence brésilienne de coopération attachée au ministère brésilien des affaires étrangères.
D’après Mahamma Sadjo Joseph, le chef de région Sodecoton Garoua 2 qui a participé à cette formation, cette initiative à permis de renforcer les capacités du personnel d’encadrement dans la fertilisation des sols. « Celle-ci va nous permettre de mieux accompagner nos petits producteurs dans les meilleurs pratiques agricoles afin de booster notre production. » a-t-il affirmé.
La Sodecoton à travers ces nouvelles techniques apprises, ambitionne de porter son rendement à l’hectare de 1,5 tonne actuelle, à 2,5 tonnes voire 3 tonnes de coton à l’hectare dans les prochaines années.
Irénée Modeste BIDIMA
Source : Journal Œil du Sahel du 1er Juin 2026.
