Cette initiative qui a démarré le 11 juin dernier à Bertoua prévoit aussi la création de 2 forêts communautaires, d’un sanctuaire de faune et la plantation de 2 millions d’arbres.
C’est une véritable bouffée d’oxygène qui se sera bientôt apportée au Parc National de Deng Deng (PNDD), en proie à de nombreuses destructions environnementales. En effet, le projet de corridor de conservation entre le Parc National de Deng Deng et la Réserve de la Biosphère du Dja (RBD) va consolider à court et moyen terme la conservation de la biodiversité par la gestion des corridors. Ce projet qui est mis en œuvre par ERuDef (Environment and Rural Development Fondation), a été lancé officiellement par le représentant du préfet du Lom-et-Djerem, en présence du Délégué régional de la forêt et de la faune pour l’Est, le conservateur du PNDD et du maire de Belabo, devant un parterre d’autorités traditionnelles et représentants des communautés locales de Deng Deng. D’après Angwa Gwendoline la responsable de ce projet au sein d’ERuDef, « la conservation d’autres espèces tels que les chimpanzés, les éléphants des forêts et des pangolins sera également renforcée. L’objectif principal sera de préserver le bon état des habitats forestiers entre les deux aires protégés afin de maintenir et améliorer les conditions propices au déplacement des espèces menacées et de prévenir les cas de consanguinité» a-t-elle déclaré.
Ce projet financé par World Land Trust va s’étendre sur une période de 15 ans subdivisée en phases de 5 ans chacune, et conduira à la gestion consolidée de 621 613 hectares de forêt tropicale humide. Il créera spécifiquement un pont biologique pour relier les sous populations de gorilles de plaines occidentales et d’autres espèces sauvages clés entre le PNDD et le RDB. Il fournira un soutien aux moyens de subsistance de plus de 50 000 personnes autour du corridor de Deng Deng Dja.
Irénée Modeste Bidima
