Denis Gnamaloba Mondjeli, Coordonnateur de l’Ong « Tubé Awu »
« Il y a 5 espèces qui viennent ici, sur les 7 espèces qui existent au monde. Sur les 5, il y en a 2 qui viennent pondre régulièrement sur nos cotes : ce sont la tortue luth qui peut atteindre jusqu’à 600 kg et la tortue olivâtre. Les 3 autres y viennent sporadiquement. Les 3 autres espèces sont La tortue verte, la tortue imbriquée et la tortue caouanne. Cette dernière est en voie de disparition.
Depuis que nous menons nos activités, nous n’avons pu la voir que trois fois. le projet met le pêcheur en contact avec un touriste volontaire, qui donne de l’argent en fonction de la taille de l’espèce, qui va revenir au pêcheur. Cela lui permettra de réparer la partie du filet endommagé par la tortue. Le touriste en retour bénéficie d’un certificat de parrainage qui lui sert de souvenir pour avoir contribué à la préservation de cette espèce.
C’est un phénomène naturel qui attire les tortues marines à Ebodje. C’est inexplicable. La tortue marine se reproduit généralement là où elle est née. Donc celles qui viennent ici sont nées ici. C’est pour cela que lorsque nous relâchons les bébés tortues, nous ne les remettons pas directement dans l’eau. Nous les laissons d’abord marcher sur la plage, et cela leur permet de reconnaitre l’endroit où elles sont nées, et aussi de cicatriser leur cordon ombilical qui est au bas de leur carapace ».
Propos recueillis par Irénée Modeste BIDIMA
